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 Aux confins du monde.

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Kursan



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MessageSujet: Aux confins du monde.   Sam 30 Sep - 18:16

Un dernier regard sur mes terres, puis je me retourne. Il ne reste rien. Plus de bruits d'arme, plus de sons d'épées et de cris. Juste le silence.


La discussion avec l'Efrit était douloureuse, mais nécessaire... J'avais oublié. Oublié mon rôle, mon devoir. J'avais donc agis en conséquence. Le devoir de faire naitre de nouveaux chevaucheurs, de les éduquer et de leur enseigner les erreurs passées. Afin que rien de ce qui avait provoqué la chute de mon peuple n'arrive de nouveau.

Puis un regard vers l'horizon. Vers cet horizon qu'on m'avais reproché de n'avoir pas exploré. C'est vrai ... Il m'a manqué cette curiosité. Je me suis concentré sur ce que j'avais acquis, sur ce que je connaissais. Maintenant que j'étais le dernier ... Non. Maintenant que je suis le premier, je devais avoir des choses à enseigner. Je devais pouvoir répondre aux questions. La plus basique étant : Qu'est-ce qu'il se trouve au loin, Père ? Mis a part les territoires des peuples, que savais-je de mon monde ?

L'air de l'Onirique, cet air emplis d’énergie que j'avais oublié. Je la sentais couler en moi, un sentiment de bien-être que j'avais oublié. Les inquietudes quittent mon esprit. Il est temps de se mettre en route vers ... L'inconnu.

Nuit avait parlé d'un animal étrange. Un mynien disait-elle. Il fallait en savoir plus Il fallait aller plus loin. Explorer.
La route serai surement longue, mais j'étais chez moi.
Je voulais savoir.
L'Efrit avais jeté en moi la graine de la culpabilité. Je n'ai rien appris au final...

Je lève les yeux vers ce que je ne connais pas. Et je me met en route. Vers ces Terres inconnues. C'est notre monde, il nous appartiens.  Pas à l'Ordre. Pas aux hommes. A nous. Je suis chez moi, et tout les portails humain que je croiserai seraient détruit. Il était temps que les peuples se réveillent.

Eiri ... Ce nom résonne en moi. Je t'aimais.. Et je n'ai pas pu te sauver. La tristesse est encore présente. Toujours là prêt de moi. Pour toi qui savais me guider, me retenir et m'aiguiller, pour toi qui me rendait le sourire. Pour ton oeuvre et tes idéaux. Je te rejoindrai quand tout sera fini et qu'on aura plus besoin de moi. Attend moi ... Regarde moi ...

Abaddon, je compte sur toi. J'ai toujours compté sur toi. Puisse-tu réussir ton entreprise. Pour la gloire de l'Onirique.

Je reviendrai, et ce faisant. Je saurai ce qui se trouve au loin.
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Aloera (MJo)

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MessageSujet: Re: Aux confins du monde.   Sam 30 Sep - 20:05

S'orienter dans l'Onirique, que ce soit en temps ou dans l'espace .. Est une affaire des plus délicates. La Souveraineté de l'Efrit concentrée sur le territoire neutre ainsi que sur l'espace réservé aux peuples est primordial et le Rêve suit la volonté de son Entité en toute harmonie.

Mais plus l'on s'éloigne, plus on creuse en terrain indépendant. Là où Azrothar ne regarde pas .. Là où le fils d'Abaddon ne se concentre pas .. Le Rêve prend des aspects rudes voire cruels. Le joli ciel teinté d'or perd de ses couleurs et la chaleur si agréable et parfaitement adaptée aux êtres oniriques chute drastiquement. Kursan sent que ses mouvements perdent en fluidité, depuis combien de temps est-ce qu'il avançait en ligne droite sur sa monture ?

Le sable fin se fait caillasse coupante mais les pattes plus que solides de l'Hertz ignorent ces petits désagréments. En revanche, une sensation de fatigue commence à se faire sentir. Une fatigue mortelle qui signifie une baisse de l'énergie. S'il venait à s'endormir en route, il ne retrouverait jamais son chemin et sa carcasse s'éviderait de toute source de puissance avant de mollement rejoindre les décombres environnants. L'horizon est plat. Encore et toujours .. plat. Rien.

Kursan n'était ni préparé .. ni particulièrement en forme après les derniers événements. Le Hertz finit par s'arrêter net malgré la détermination de son Chevaucheur. Son instinct lui interdisait de condamner le Maître. Elle se bloque, lâche de furieux grognements et lève la tête vers le ciel terne pour finalement rugir de toutes ses forces.

La seconde d'après des ombres se mettent à entourer Kursan. Silhouettes massives sur quatre pattes, des bêtes splendides au regard profond et à la crinière d'or et saphir bien garnie.

- Prince Kursan .. Mais où allez-vous de ce pas ?
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Kursan



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MessageSujet: Re: Aux confins du monde.   Sam 30 Sep - 22:58

Je sentais mes forces m'abandonner, doucement mais surement. Je savais que le voyage allait demander beaucoup, mais je ne m'attendais pas à autant, pourtant je refuse de lâcher maintenant. Hors de question de décevoir de nouveau l'Efrit.

Pendant la marche, je me suis interrogé sur ce qui m'amenais ici. Je suis peut-être parti un peu vite, sans repos. Sans organisation... Encore cette pulsion de chevaucheur ... Encore ce foutu sang chaud. Enfin ! Je refuse de reculer.

Ma monture commence à ralentir. Je sens qu'elle s’inquiète de mon état.. Puis fini par s'arrêter quelques minutes plus tard. C'en est trop pour moi visiblement. Je regarde le sol, descellant presque une ligne dans cette continuité de roches coupantes. Alors ma limite est là ...

Relevant la tête, je remarque du mouvement dans les ombres. Des bêtes magnifiques apparaissent devant moi. Des bêtes comme je n'en avais jamais vu. Mais étrangement, leur apparence font comme un écho dans ma mémoire. Je revois Nuit me décrire l'animal qui l'avais sauvée. Animal que j'avais innocemment pris pour la créature de l'épreuve... Stupide Prince, comment aurais-je pu ignorer les merveille de mon monde.. ?

- Prince Kursan ... Mais où allez vous de ce pas ?

Je mis pied à terre. Avant de m'écraser au sol. Bon sang, j'étais donc si faible ...
En me relevant, je les regardais tour à tour. Ainsi ils connaissaient mon nom. A quel moment les peuples avaient-ils oublié ces créatures .. ?
A quel moment de notre histoire avons nous laissé notre monde s'oublier ...

- Pendant trop longtemps les peuples ont oublié leur monde. Aujourd'hui, je viens prendre connaissance. Je viens renouer les liens qui ont du exister jadis. Je viens également pour apprendre. Apprendre à vous connaitre. Je ne sais pas si vous êtes au courant de ce qu'il se passe actuellement... L'Onirique s’affaiblit, et les peuples sont en plein déclin... A ce jour, je suis le dernier représentant des chevaucheur, bien que mon Hertz porte en elle le fruit de notre renaissance. La princesse Eiri a succombée aux tourments de l'Ordre. Je me retrouve seul, avec un peuple à reconstruire. Et quitte à le reconstruire, je veux le faire en connaissant mon monde comme jamais on ne l'a connu.

Ainsi soit-il, je n'ai jamais été bon en discours..  
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Aloera (MJo)

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MessageSujet: Re: Aux confins du monde.   Dim 1 Oct - 12:46

- Nous sommes les Myniens, gardiens des rêveurs égarés et créations de l'hybride d'autrefois. Si votre devoir vous pousse à traverser des zones aussi retranchées alors prenez, Prince.

L'un d'eux s'avance et ouvre sa gueule massive pour y laisser tomber .. une bourse ? Une large bourse dorée. Lorsque Kursan s'en empare il réalise que celle-ci est remplie de graines druidiques.

- Elles sont de la meilleure qualité, prenez les toutes, croyez-nous elles vous seront nécessaires. La route est longue pour .. Trouver les réponses que vous cherchez.

De toute évidence, ils avaient vu des choses .. Et ne souhaitaient pas en parler. Avant la moindre réponse, la meute reprend tranquillement sa marche et leurs silhouettes s'effacent peu à peu au fil de leurs pas.

Il devait y avoir une cinquantaine de graines. La quantité était dangereuse : Ces petits bijoux Huldjis ranimaient les énergies les plus faibles mais pouvaient provoquer des dépendances et des poussées de fièvre mortelles. Pourtant c'était une certitude, en vue du parcours à traverser, toutes lui seraient indispensables.

Une première .. les heures passent. Ou les jours ? Encore une graine, une autre .. Le goût est sucré, délicat. Est-ce que ce sont des visions de Eiri qui se mettent à hanter son esprit ? En tout cas l'énergie afflue et cogne dans ses tempes, fidèle à son poste.

Et finalement .. Alors que la précieuse bourse venait d'être jetée au sol après la dernière graine absorbée ... il le vit.

Arrivé au pied d'une falaise, alors que les couleurs n'existaient plus, que les températures approchaient du 0 et qu'un vent soufflait en permanence sans aucune logique apparente, changeant de direction à volonté.. un cratère profond et d'un diamètre avoisinant les deux kilomètres s'étendait à ses pieds. La Hertz s'arrête au dernier moment : La chute aurait été mortelle.

En bas ...

Un dragon .. ? Un dragon d'or aux écailles translucides était échoué. Autour du cratère .. des portails bleus luisaient faiblement au milieu du décor en noir et blanc. La bête semblait sans vie et rien d'étonnant à cela .. de larges tuyaux traversaient tout son corps, plantés dans sa gueule, son abdomen et son cou. Ses ailes sectionnées, ses yeux grands ouverts et vitreux. Les tuyaux semblaient être reliés à une immense machine plantée dans la terre un peu plus bas, en pleine pente.

Une pompe ? Du moins c'est à ça que le roulement des mécaniques pouvaient lui faire penser. Il n'y avait personne aux alentours, juste ce triste spectacle.
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Kursan



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MessageSujet: Re: Aux confins du monde.   Dim 1 Oct - 14:36

Stupeur.

Espoir.

Ou rage.

Je ne sais quelle fut ma première impression quand je découvrit la créature enchaînée. Ainsi il existait des créatures aussi impressionnantes dans l'Onirique. Et nous ignorons leur existence. Pire encore, nous avions laissé le champs libre à l'Ordre pour les exploiter sans le savoir, par notre ignorance et notre orgueil. Fous que nous étions d'avoir pensé que les terres oniriques nous appartenaient ! L'Ordre était déjà depuis si longtemps ! Et j'avais pensé innocemment que je pouvais les combattre !

Je sentais mon Hertz s'agiter, réagir à la présence de la créature. Je sentais un lien puissant entre eux, comme si le temps et les âges se retrouvaient enfin liés. Et je compris quelle stupidité nous avait étreins. J'avais devant moi une créature ancestrale.  Possiblement un de nos ancêtres.

Mon regard se pose ensuite sur ces tuyaux. Alors c'est de là que viens la connaissance de l'Onirique de l'ordre. Si cette créature a vraiment un lien avec nous, alors si ils ont réussit à la dominer, qu'est-ce qui les empêche de faire de même avec nous .. ? Était-ce la seule ? Me trouvais-je en présence d'un rescapé ? Impossible à savoir, et je n'aurai jamais la force de continuer ... En espérant de toute mes forces que il y en avait d'autre. Il fallait les secourir...

Réfléchis.

Mon regard suis les tuyaux... La machine et son bruit me font mal au cœur. Et les portails. J'avais l'autorisation de l'Efrit pour les détruire, mais l’énergie manque cruellement... Puis je regarde la falaise. Et ce vent qui tourne sans but ...
Il fallait jouer serré, espérant que la créature soit constituée comme nous. Que si sa force n'est plus aspirée, elle puisse se dégager seule. Retrouver sa dignité.

Mon Hertz hésitait. Elle semblait d'accord sur le fait de la libérer, mais mon manque d’énergie l’inquiétait au plus haut point.

Si les Myniens sont venus trouver Nuit ici... Il fallait espérer qu'ils fassent de même avec moi. Après tout. C'est un risque à prendre ! Si le dragon se réveille. Ça fait beaucoup de questions, mais l’énergie file et il fallait se décider.

Le vent.

Puisant au maximum dans mon cœur, je m’efforçais alors de diriger ce vent, le forçant à tourner dans le cratère, de plus en plus vite. La machine commençait à peine à gémir alors que me sentais vaciller. Et un éclair déchira le ciel, et le doux ronronnement des machines. Un craquement comme jamais je n'en avais produit, une lumière déchira le ciel et ce dernier fila vers son but.
Il s'écrasa contre la machine, envoyant ses fragments brûlés dans la tornade, ces derniers heurtant avec fracas les portails, certains se retrouvaient brisés, d'autre tenaient encore. Les tuyaux furent sectionnés. Et lorsque je senti mes yeux et mon corps sombrer, plus rien ne rattachait la créature à la machinerie de l'Ordre.

Les débris s'écrasèrent au fond du gouffre, dans un fracas de pierre et de métal.

Puis je me senti tomber.

Tomber.

Loin de tout, seul. Le noir.

Puis.

Plus rien.

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Aloera (MJo)

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MessageSujet: Re: Aux confins du monde.   Dim 1 Oct - 15:00

La machine s'écroule sous l'impact de l'éclair du Chevaucheur, le métal à moitié fondu. Les tuyaux s'arrachent d'eux-même du corps du dragon lorsque plus alimentés par la pompe. Sa monture pousse un cri déchirant comme pour appeler à l'aide lorsqu'elle sent son maître vaciller .. avant de vaciller à son tour, son énergie liée au Prince.

Bien entendu les Myniens n'étaient pas loin. Ils avaient donné assez de graines pour le voyage mais ils savaient qu'un retour seul était impossible.

Lorsque le dernier Chevaucheur s'éveille, il est en territoire Huldji entouré de Druidesses souriantes.

- Bienvenue Prince. J'espère que vous allez mieux. Votre Hertz est entre de bonnes mains elle-aussi et de plus, elle a accouché d'un fils et de sa monture. Nos félicitations.


[Fin du rp]
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