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 Première passe.

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Kursan



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Date d'inscription : 24/07/2017

MessageSujet: Première passe.    Dim 8 Oct - 17:03

Territoire Huldji, loin des habitations. Dans une clairière, juste éclairée par une lumière douce. Des bruits d’épée et des grognements se font entendre.

- Bien, reprenons les gestes de base. Reprend ton épée. Genoux fléchis et en garde !

- Je commence à fatiguer, Père, pourquoi dois-je absolument apprendre l’épée … ?

Kursan regarda son fils. Il paraissait avoir cinq ou six ans. C’est l’âge auquel il avait appris les premières bases de l’escrime. Il se souvenait que plus jeune, avec ses frères, dans l’arène des Chevaucheurs, il avait dans la tête les mêmes questions, mais lui n’avait pas osé les poser.

- Fils, en tant que Chevaucheurs nous devons être capable de prendre les armes pour l’Onirique. C’est notre devoir. Chaque peuple a sa spécialité. Nous sommes des guerriers. Fier et fort. Notre corps ne doit jamais nous faire défaut. C’est pourquoi je dois t’enseigner l’épée si jeune, que ça devienne pour toi ta fierté. Plus tard, quand tu sera plus développé, nous pourrons commencer l’apprentissage à dos de monture. Tu passe du temps avec ton hertz ?

- Oui, la plupart de mon temps libre. Père, pourquoi vis-je ici, puisque c’est le territoire des Druides ? Nous n’avons donc pas de maison ?

Toujours les mêmes questions. Toujours la même réponse.

- Quand ton frère et toi serez en capacité de voyager, je vous y emmènerai. Et je vous raconterais l’histoire de notre peuple. En attendant, j’aimerai que tu passe du temps avec les Druides. Que tu apprenne à les connaître, et à les apprécier.  

- Pourquoi tant d’insistance ? C’est normal que je les aime ! Ils s’occupent de moi depuis ma naissance, contrairement à vous Père ! Vous êtes rentré deux ou trois fois me voir, et à chaque fois Abaddon vous embarque de nouveau au loin ! Qu’est-ce qu’il y a au loin que vous préférez à moi … A nous ?

Le reproche sonna comme un coup. Une épée qu’il n’avait pas su parer. C’est vrai. Il avait passé très peu de temps auprès d’eux. Ses fils. Tout comme son Père. Il en oubliait sa promesse silencieuse. Celle de ne pas recommencer, de ne pas faire les même erreurs.

Kursan posa son épée, et s’assit devant son fils. Un air las sur le visage.

- Approche toi Roasso, je vais te raconter. Vois-tu, pour bien comprendre, il faut que je t’explique quelque chose. Avant ta naissance, il existait bien un endroit où notre peuple se réunissait. Mais par notre orgueil, et notre vanité, nous avons été défait. Une personne est à l’origine de cette chute. Et une deuxième y a fortement participé. Tout d’abord, Anah. Créature conçue par un organisme à partir des restes de Mirye. Et mon Père, qui a usé et abusé d’elle, au point de faire naître en son coeur un sentiment de haine pur envers notre peuple. Elle nous a attaqué, et a enragées nos hommes. Ceux ci sont allé tous d’un seul bloc se déchaîner chez ceux que nous considérons alors comme nos ennemis naturels. Les Druides.

- Mais …

Kursan leva la main, intimant le silence à son fils.

- Laisse moi finir, tu posera tes questions ensuite. Les pertes furent nombreuses, très nombreuses. Chacun de nos peuple perdit près des trois quart de sa population. Puis peu de temps après, un homme attaqua l’Onirique. Le restant des guerriers Chevaucheur partirent en guerre. Et il n’y eu aucun survivant. Aujourd’hui, je reste seul. Dernier vestige de l’ancienne gloire de ce que fussent les Chevaucheurs d'antan. Dernier vestiges de nos erreurs. Je voyage pour payer ma dette envers ce Monde. Et je vous enseigne quelque chose que nous ne comprenions pas avant vous. L’amour entre les peuples. Je ne te demande pas d’aimer chaque Huldji personnellement, je te demande de les comprendre. Ils ne me portent pas dans leur coeur. Et j’essaye de m'éloigner pour qu’ils apprennent à vous apprécier, sans que mon ombre soit toujours près de vous. Et quand à ce que je fais quand je voyage, pour le moment il ne sert à rien de vous en parler.

Le fils gardait le silence, visiblement Kursan lui avait donné matière à réfléchir. Puis au bout d’un moment, il se redressa et pris son épée.

- En garde Père.

Kursan pris son épée. Et l'entraînement recommença de plus belle.

Plus tard, même endroit. Les deux combattants s'entraînent toujours. Des druidesses sont autour du cercle, donnant chacune leur avis sur le combat qui se présentait sous leur yeux.

Le petit se défend bien, il a la rage au coeur, et un sens aiguisé de la tactique. Son manque force aisément compensé par son esprit. Kursan souriait pleinement. Il était enfin satisfait du moment présent. Pas d'inquiétudes, pas de problèmes insolubles. Juste le combat. La joute amicale entre un père et son fils. Il le reprenait, lui expliquait les mouvements, l'encouragent. Enfin il était satisfait de quelque chose qui venait de ses mains. Son premier fils suivrait la voie qu’il avait dessiné pour lui. Ouvrant le champs des possibles à une entente entre Druides et Chevaucheurs.

Son peuple pourrait renaître, et pour une fois, l’avenir ne lui faisait plus peur.
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