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 Chérie, c'est moi ...

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Ombrya

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Date d'inscription : 23/07/2017
Age : 25

MessageSujet: Chérie, c'est moi ...   Lun 24 Juil - 20:12



   
Chérie, c'est moi ...

   
ft. Ombrya


   

   18 joulier, 22h43.

La maison de l'ancien général Brâkmarien Rathor était paisible. Les lumières s'éteignaient une à une, laissant place à un repos salvateur pour la petite famille composée des deux parents et de leur fils unique, âgé d'une douzaine d'années.
Le général, un homme d'une cinquantaine d'années, avait maintenant pris sa retraite depuis quelques mois, après avoir travaillé à l'insertion d'une nouvelle arme auprès de la milice, une arme nommée Ombrya. Ce qu'il avait vu et surtout du faire lors de cette affaire dépassait son entendement et l'empêchait encore de trouver le sommeil la nuit, lui pourtant d'ordinaire si rude et si inatteignable.

Il avait déménagé à Amakna pour aspirer à une retraite plus tranquille. Ici, il se plaisait à chasser et à revendre ses victuailles sur le marché, en fin de semaine, ou encore à trainer à la taverne avec les nouveaux amis dont il s'était entouré.

Ce soir d'ailleurs était sous le signe de la fête. Un ciel étoilé, une lune haute dans le ciel, une petite brise agréable ... Il pouvait se permettre d'aller boire quelques bières à la taverne du coin, les dieux étaient de son côté. Dernier baiser donné à sa femme et le voilà parti !


                                            ------------------------------------


19 joulier, 3h17.


Quelle soirée venait de passer Rathor ! Il avait du mal à marcher droit, et seul le parfum des jolies jeunes femmes de la taverne pouvait encore le porter jusqu'à chez lui sur ses deux jambes. Le voilà devant chez lui, toussant bruyamment. Bon sang, il n'avait jamais vu un changement de temps aussi rapide. Le ciel grondait, déchiré par de violents éclairs, et des pluies diluviennes venaient s'abattre sur tout Amakna.

Sa main velue vint pousser la porte d'entrée dans un crissement métallique avant de la rabattre bruyamment. Il monta quatre à quatre les marches le menant au premier étage, désireux de vite se mettre au chaud et de se débarasser de ses affaires trempées. Le quinquagénaire passa devant la chambre de son fils et ralentit le pas.

Ce dernier dormait à poing fermés, l'air paisible. Quelle fierté représentait il pour lui ... Il n'avait jamais vu autant de courage, de hargne et de combattivité regroupés dans un si petit être. Qu'il dorme ! Cela favorisera sa croissance, et il deviendra un puissant soldat, faisant la fierté de Brâkmar, il n'y avait aucun doute là-dessus.

En s'approchant de la porte de sa chambre qu'il s'apprêtait à pousser, notre homme stoppa son geste. Il y avait du bruit dans sa chambre. Un petit grincement de lit, un frottement presque inaudible ...

Par Djaul ! Lesmine le ... trompait ? Lui ?! Quel outrage ... Elle qui avait toujours été une femme si prude ! Elle et le voleur en payerait le prix fort ! Il dégaina sa dague et pénétra dans la pièce silencieusement.

La fenêtre était ouverte et laissait rentrer la pluie. Les rideaux s'agitaient dangereusement, menaçant de lâcher à tout moment devant la force de telles bourrasques. Au centre, le lit conjugual. Tout ce qu'il y a de plus classique si on exclut que deux corps semblaient s'abandonner aux plaisirs de la chair à l'intérieur, ayant comme spectateur le mari prêt à en découdre. Les amants étaient tout deux recouverts par les couettes et les draps et ne semblaient même pas s'être rendus compte de la présence de Rathor, chose qui l'offensa d'autant plus.

D'une main de fer, il empoigna les draps et souleva le tout, l'air victorieux. Un éclair traversa le ciel, éclairant toute la pièce le temps d'une seconde. Une seconde qui parut durer des décénnies pour le guerrier, dont le visage était passé de la colère à l'effroi.

Devant lui, son propre fils était attelé à pénétrer sa mère. Il était couché dessus et bougeait son bassin lentement tout en prenant ses seins en bouche comme il le faisait quand il était bambin. A la différence que cette fois, il les bouffait, au sens littéral. La mère gisait dans une mare de sang. Son cou était déchiré, et sa lourde poitrine avait été excisée à coup de dents. Le corps sans vie continuait d'être souillé et baisé, servant maintenant de repas à une progéniture bien trop affective.

Le soldat fit tomber sa dague, livide, et vomit sous le coup de l'émotion. Son fils, l'ayant remarqué, tourna sa tête vers lui. Elle était fendue de part en part, d'une incision nette. La vie ne coulait plus en ce petit corps et ce n'était qu'un cadavre, un vulgaire pantin de chair et de sang qui le dévisageait.

Pris d'un long frisson, Rathor quitta la chambre avec la vitesse d'un homme poursuivit par la mort pour se rendre dans celle où il avait vu dormir son fils il y a quelques minutes. Il y rentra en trombe et retourna le corps emmitoufflé soigneusement  dans les draps en hurlant comme un damné pour voir son visage, s'assurer que tout cela n'était qu'un mauvais rêve, un vulgaire excès d'alcool, une blague de mauvais goût.

Tout ce qu'il y trouva était une jeune femme, un sourire sadique et amusé aux lèvres, jeune femme dont il lui était impossible d'oublier le visage.

Nouvel éclair.
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Chérie, c'est moi ...
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