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 [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.

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Onigami
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MessageSujet: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 13:53

Les Prêtres se sont avérés être de mèche avec l'Ordre.
Ensemble, ils ont ramené Ankiraj sur l'Onirique.
Une zone s'étend depuis leur territoire ... Une zone de non lieu.
Ankiraj proclame l'Onirique trop faible et désire aller contre la volonté de ses frères Hybrides.
Les lois sont repoussées, petit à petit. Le Monde meurt.
La Morterêve a été dévorée et le fleuve se vide.
Ce soir à 23h alors que plus aucune énergie ne brûlera dans le fleuve .. Une nouvelle zone détournée de l'Onirique pourra commencer à s'étendre à partir de cette position plus que stratégique.
Il ne faudra que peu de temps avant d'engloutir les territoires des natifs.
Puis ce sera la fin de l'Onirique.
Devant l'urgence de la situation il a été négocié le sacrifice de l'Efrit au profit d'Ankiraj .. En échange de la restitution de l'énergie de la Morterêve.
L'énergie sera offerte au Commandant. Seul être neutre dont la nature vient justement d'atteindre enfin son unité.





Les peuples prévenus pleurent. Dehors devant leur maison les familles fixent le ciel et attendent un miracle. Les Dirigeants ont parlé, chaque habitant du Rêve peut choisir de partir dès à présent .. Libre à eux de s'enfoncer à travers les niveaux intermédiaires du Plan Astral jusqu'à, peut-être, découvrir une nouvelle terre où espérer vivre.
Azrothar sera sacrifié ils disent, et à sa place, le Commandant a choisi de faire appel à une Entité plus ancienne et plus puissante pour le remplacer. Le pari est lancé. Mais pour certains, disparaître ou vivre sous le joug de l'Entité choisie ... L'abandon de l'Onirique est une promesse bien meilleure.

Les Dirigeants ont rejoint le Commandant et son Second au Fleuve des Morts. Tous ont juré de rester et les serments ont été renouvelés. Azrothar aussi est présent, silencieux. Accepter le sacrifice .. Il n'a pas la moindre idée si son acte sauvera ou non son Monde. Mais il sait que, lui, il ne peut rien faire et donc .. il ne peut qu'obéir à la voix de son père. Et cette voix lui demande de mourir.

Maintenant, il prie pour que l'Entité qui viendra le remplacer saura faire face au Dieu traître échappé de son Monde. Prier qui ça en revanche ... Il serre les dents. Pourquoi les frères d'Ankiraj restent-ils de marbre face à cette hérésie ? Que fait Oniarik ...



Aucun n'est à la fête. Fi se dévore le bout des serres de nervosité, le Maitre Druide est pâle, la Prêtresse ne trouve plus rien à redire et quant à Ala elle garde les yeux baissés et ne se résigne pas à croire ce qui est sur le point de se dérouler. À vrai dire pas un seul n'a le moindre espoir pour l'Onirique mais leurs valeurs restent intactes. Personne ici ne prendra la fuite. À terme alors qu'il ne reste plus rien, la fidélité envers leur Monde et leur hiérarchie semble demeurer. Enchaînés.
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Abaddon

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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 14:46

Nous sommes tous réunis devant le fleuve qui inlassablement se vide, ses énergies dévorées encore et encore. Les nouvelles ont été rapides, cette sensation de malaise que j'avais eu en sortant des Troubles ne m'avait pas trompé.
Ankiraj et les Prêtres sont des traîtres et ont décidé de s'en prendre à nous. Mieux encore, les autres Dieux ne font rien, ayant décidé d'être de simples spectateurs. Une chose sur laquelle ils rejoignent les Divinités de la Réalité, au moins. Kss. Comme tous ceux qui sont à mes côtés j'ai la tête légèrement baissée.. un rictus mauvais sur le visage. Je n'arrive pas à croire ce qu'il s'est passé, tout est arrivé si vite..

Maintenant notre Monde tel que nous le connaissons est en péril, menacé d'être détruit par l'une de ses Divinités. Nous avions notre regard tellement focalisé sur l'Ordre et sur le nouveau rejeton de Rushu que nous n'avons pas vu le coup venir, et maintenant la situation est si grave que je ne peux même pas me permettre de m'apitoyer un tant soit peu sur la mort de Kysae.

Pas un son, pas un bruit. Un silence religieux s'est installé. Personne ne parle, pourtant nous savons tous pourquoi nous sommes ici.. mon enfant va se sacrifier afin de me donner l'occasion de devenir une Entité. Avec ce pouvoir, je ramènerai Yenepha à la vie. Ce sera la seconde fois que je sacrifie quelqu'un pour faire revenir cette femme totalement instable, qui à la fois m'a plu et corrompu. J'ai commis les pires atrocités à ses côtés, elle m'a accompagné durant mes expéditions destructrices, et j'ai adoré ça. J'ai réussi à canaliser mes vieux démons avec le temps, à oublier cette vieille haine que j'avais développé envers à peu près tout le monde mais elle ? Je n'aime pas cette solution, c'est risqué.. mais nous n'avons pas le choix. Je ne veux pas voir ce Monde disparaître, je m'en rend compte maintenant.. je crois que j'y suis définitivement enchaîné. Haha, moi qui ai toujours voulu me libérer de tout lien, de toute chaîne, voilà que je me sens atrocement vide alors que celle que j'aime n'est plus et que mon lieu de vie est menacé de destruction. Je pourrais me trouver pathétique et m'insulter si la situation me permettait de l'autodérision. Je prend finalement la parole, l'air grave. L'heure n'est clairement pas à la fête.

Vous connaissez tous la situation, inutile de la rappeler. L'heure est grave, et les solutions aux problèmes que nous allons devoir affronter presque inexistantes. Nous ne pouvons que.. tenter le tout pour le tout, essayer de nous défendre de nous même, avec les possibilités que nous avons actuellement.

Oui, nous sommes seuls. Pas de présence Divine pour nous épauler, nous allons devoir nous débrouiller. Nous avons eu le choix entre fuir, complètement corrompre l'Onirique avec la puissance d'Agathodem, ou faire revenir Yenepha.. et nous avons tranché, non sans mal. Je reprends donc, tournant la tête vers l'Efrit, ma progéniture.

Azrothar, mon fils, tu fais preuve d'un courage exemplaire en voulant servir l'Onirique de ton mieux, t'en remettant pour se faire à la décision de ses Dirigeants.. et à la mienne. Je suis sincèrement désolé de la tournure qu'ont prit les événements, je n'aurais jamais cru devoir prendre cette décision, celle de te sacrifier pour permettre Son retour.
Cependant fils, je suis heureux que tu l'acceptes avec tant de dignité.. je suis fier de toi.


Était-ce la première fois que je me montrais un tant soit peu affectueux avec mon enfant en lui signifiant à voix haute ma fierté à son égard ? C'est fort probable oui, je ne suis pas très doué avec tous ces échanges larmoyants, et je crois que je ne l'ai jamais été.. mais trêve d'émotion, l'heure est bientôt venue pour cette chère Yenepha de revenir.
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Onigami
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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 15:55

Pas de réponse, juste un échange de regards. Plutôt calme Azrothar sourit vaguement et puis, il se laisse tomber dans le fleuve. Avant même que son corps n'atteigne le fond des énergies, il se met à pousser un hurlement d'agonie sans pareille. Sa matière organique se détache de ses os qui eux-même partent en poussière. Ce fut heureusement rapide mais pourtant le malaise plane sur la rive du Fleuve. L'idée qu'Ankiraj pourrait très bien ne pas honorer sa part du marché surgit alors que les minutes passent et que rien ne se produit.

Puis finalement un fragment de pierre brune aux pointes rougies apparaît devant le fleuve, flottant dans les airs à hauteur d'un homme. Voici comme promis l'énergie de la Morterêve, celle qu'un être neutre accompli peut prétendre porter. Ici aucun autre choix que celui d'Abaddon qui s'empare de cette dernière.

La pierre se fend. Son énergie se mêle à celle du Commandant et les deux s'harmonisent rapidement. C'est enivrant, délicat, une sensation tout aussi bien subtile que violente. Dans tous les cas ce n'est pas désagréable loin de là .. Les yeux du Commandant virent au noir et ses dents s'allongent. Le rouge de ses cheveux lui aussi s'assombrit et son corps .. semble en proie à une métamorphose complète. Il lui semble bien que son cœur s'arrête subitement pour se gorger d'un liquide au goût immonde qui remonte dans sa gorge et traverse tout son organisme. Un ras de marée de pourriture et de nécrose. De l'intérieur il se meurt mais pourtant ses jambes restent solidement droites. Bientôt sa respiration se fait sifflante avant de se stopper net. La panique, l'inconfort, ce n'est finalement pas si agréable ...

Le Commandant tombe finalement à genoux en haletant et les Dirigeants fixent le spectacle sans intervenir, priant intérieurement pour que tout se passe bien. Ala hésite à parler mais les râles de douleur émis par Abaddon rendraient toute question inutile. Bien entendu, que ça fait mal. Bien entendu que ça ne va pas ... Il faut pourtant tenir le coup.

Lorsqu'enfin il se relève en Morterêve ... Ses lèvres semblent plus pulpeuses et ses cils plus longs. Une poitrine nouvelle tend ses vêtements vers l'avant et ses cheveux sont .. joliment brillants. Difficile à dire s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, peut-être un .. mélange saugrenu des deux .. ou un trav.. Finalement la Prêtresse n'en peut plus et éclate de rire.

Un long rire .. et de nouveau le malaise. Plus dense encore.
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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 17:33

Finalement Azrothar saute, chutant vers le fleuve.. il n'a pas le temps d'y sombrer qu'il est très rapidement dévoré par Ankiraj, ses morceaux de chair se déchirant alors que ses hurlements nous parviennent, perçant cet effroyable silence. Nous ne pouvons plus rien faire d'autre qu'assumer notre choix désormais. Nous faisons cela.. pour l'Onirique, encore et toujours. Nous ne le laisserons pas se faire détruire. La pierre apparaît finalement, après plusieurs minutes insoutenables où des regards inquiets s'étaient échangés, pensant peut-être que la Divinité nous avait roulé.

Mais finalement je prends la pierre dans ma main, et je sens enfin l'énergie pulser en moi. C'est si bon, c'est enivrant, irrésistible comme brûler des énergies avec ces somptueuses flammes bleues. Je me sens grand, je me sens fort mais dans un second temps.. je me met subitement à souffrir. Après cette divine, sublime énergie c'est la nécrose qui m'envahit tout le corps. J'avais presque oublié que la Morterêve était Morte.. pourtant c'est dans le nom n'est-ce pas ? Haha. Mon corps meurt, je pourris de l'intérieur je peux le sentir.. je me met à de temps à autres cracher un immonde liquide noir.

Je tombe à genoux, subissant au mieux la douleur, tâchant de l'accepter et de masquer tant bien que mal les râles que je laisse échapper bien malgré moi. Je déteste me montrer ainsi en position de faiblesse mais je n'y peux rien.. c'est mon être tout entier qui change et cela ne se fait pas magiquement, en un clin d'oeil. J'aurais sans doute préféré cependant.

Après des longues minutes de souffrance, je me relève en haletant. Ça y est, je suis une Entité. Je suis tellement focalisé par ma nouvelle énergie pulsant en moi que je ne fais absolument pas attention à mon changement physique.. jusqu'à ce que la Prêtresse éclate de rire. Je me tourne vers elle et c'est alors que je sens quelque chose.. sur mon torse. Je baisse les yeux et j'aperçois des seins. Bordel, non seulement je suis une femme mais en plus cette énergie n'a même pas été foutue de me transformer complètement: je sens encore mon sexe dans mon pantalon.
Rah, je lance un regard noir à la Prêtresse tout en déployant mon énergie nouvelle. Peu importe mon apparence, je me sens puissant et j'adore ça. Appelons cette forme un peu plus féminine un petit effet secondaire, rien de plus.

Je sais que j'ai maintenant accès à la mémoire de la Morterêve car le fleuve a cessé de se faire dévorer lorsque je me suis relevé, signe que la transformation a bel et bien fonctionné et que mon nouveau rôle est endossé. Je réfléchis donc, tentant de puiser dans cette nouvelle source d'information tout ce qui pourrait m'être utile dans le futur: Rituel pour libérer Orosnok, sort réservé aux autres Entité, lien entre Morterêve et Ankiraj, informations supplémentaires sur celui-ci, informations sur les Prêtres et leur lien avec la Morterêve.

Lorsque ceci est fait, je regarde dans le fleuve. Je cherche d'abord les Cultistes les plus hauts placés et je puise dans leur mémoire afin d'attraper des sorts que je pourrais utiliser plus tard, juste au cas où Yshrola s'évertuerait à refuser de m'entraîner, mieux vaut profiter de ma position. J'en engrange le plus grand nombre possible, et lorsque je n'en trouve pas de nouveaux dans leurs esprits je cesse de m'occuper d'eux.

Ensuite.. ressusciter Yenepha.. quoique. Non, pas tout de suite. Je regarde dans le fleuve et je cherche d'abord les Chevaucheurs morts à cause de la stupide action d'Aztre. Je les trouve rapidement et ils réapparaissent tous sur la rive. Ensuite, je fais revenir tous ceux qui sont morts le jour de l'attaque d'Anah.. enfin, tous sauf un bien entendu. J'évite soigneusement de faire revenir le Maître Chevaucheur, tué de mes propres mains ce jour là. Je fais bien entendu de même pour les Druides massacrés par les Chevaucheurs enivrés. Et en parlant de Druides, je fais revenir cette chère Eiri aussi, tuée par l'un de ces maudits Démons de glace. D'ailleurs, le hasard fait qu'elle réapparaît juste aux pieds de Kursan.. petit détail amusant non ? Et puis, puisqu'on y est, je ramène les Hydroz et Prêtresse, toutes deux tombées durant notre expédition visant à découvrir les Chevaucheuses.
Une dernière chose.. je cherche l'énergie de Kysae afin de la ramener. Hors de question de la laisser ici. "N'est pas mort ce qui à jamais ne dort", foutaises, un euphémisme utilisé pour ne pas être dévasté lors d'une mort comme le fameux "il est dans le ciel" ou "il est allé dans un monde meilleur", kss. Cependant, malgré mes efforts, impossible de la trouver.. je souris un peu, hautement soulagé. Kys vit toujours.

J'ai donc utilisé le mieux possible cette capacité, soupçonnant que Yenepha ne me laisserait pas bien longtemps avec une telle puissance de disponible alors que je suis tout sauf fiable, et j'ai essayé de faire le plus de bien à l'Onirique en un court laps de temps. J'ai réparé beaucoup de tragédies causées par l'Ordre ou notre négligence et les ai réparées. Maintenant, il était tant de faire ce pour quoi j'ai attrapé cette pierre.

Je me concentre. Son énergie est rapidement repérée, et je me met à la sortir de là. Reviens donc à la vie... "trésor".
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Onigami
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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 18:04

J'ouvre les yeux pour la première fois depuis bien longtemps et je reste un moment complètement égarée .. Des questions pourtant stupides se posent dans un premier temps. Qui je suis .. ? Où je suis et .. Pourquoi, dans quel but ? La vérité me transperce le cœur. Je suis morte voilà tout et je brûle encore, et encore, et bien que je sache parfaitement que cette torture soit nécessaire au développement de mon Monde, j'aurais .. tellement aimé vivre encore un peu plus. Je sens les larmes monter mais ...

Les sourcils froncés je réalise que si je suis en mesure de pleurer, c'est que je brûle plus. Et si mes yeux sont ouverts ..

Je relève légèrement la tête. Je suis toute nue étendue sur le dos dans le sable et celui qui se trouve face à moi, peu importe le temps passé à brûler et les raisons de mon retour, il vaut largement toutes les réponses.


- Kursan !!




Elle éclate de rire et se relève avant de sauter au cou de celui qu'elle pense toujours être jeune Prince. Elle n'a pas changé, cette petite frimousse enfantine, ses grands yeux émeraudes signe de sa naissance impure .. mais si jolis à contempler. Son odeur, sa douceur, la plus jeune princesse Huldji est restée fidèle à elle-même.

Son père a les larmes aux yeux et le sourire béat. Ala bien entendu ne se permet pas de réflexion, elle semble heureuse tout simplement. Heureuse pour cette jeune enfant qu'elle ne connait pas mais aussi heureuse ... pour tous ceux qui viennent de revenir à la surface. Si la fin de l'Onirique est pour bientôt, au moins voilà qu'ils plongeraient tous ensemble. Elle contemple avec émerveillement tous ces Chevaucheurs qui se redressent en regardant autour d'eux.

Un second regard du coin de l'oeil en direction de Kursan et de l'inconnue, puis elle décide de s'avancer vers les ressucités et entame un discours concis mais clair quant à la situation actuelle dans laquelle ils se trouvent, ainsi donc que le contexte de leur résurecction. Tous se taisent et tous semblent comprendre. Elle se présente ensuite et les Chevaucheurs .. pour la plupart .. sifflent doucement entre eux avant de se mettre à ricaner. Les Princes eux ont la bouche grande ouverte, ils regardent ensuite leur frère.
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Kursan



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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 18:49

Je regarde avec un air ahuris les chevaucheurs sortir du fleuve. Abaddon. Tu es un génie. Mon peuple se relève. Ala prend la parole et leur explique la situation dans laquelle on est. Je vois leurs visages se tourner vers moi. Ils sifflent Ala. Merde c’est vrai qu’ils sont cons. Et quelque chose apparaît devant moi. Je reconnais ce visage… Serait-ce… Bon dieu. Mon coeur saute dans ma poitrine quand elle ouvre les yeux. Et qu’elle me saute au cou.

- Kursan !!

Je la serre contre moi. Pendant un moment il n’y a plus rien autour de nous. Demoiselle de mon coeur je te retrouve enfin. Sans toi j’étais perdu. Pour une fois depuis bien longtemps je lâche un rire avant de l’enlacer et de la tenir contre moi. Cette chaleur que j’avais oublié. Et d’un coup je retrouve ces odeurs. Cette joie de vivre. Ce sourire que j’avais perdu.

Enfin je te tien. Eiri. Enfin je peux de nouveau te regarder. J’éloigne un peu ma tête, puis je remarque la foule au devant du lac. Oui. hum. Il faut se reprendre. Je dépose Eiri doucement, avant de détacher ma cape, et de lui passer affectueusement autour des épaules pour la couvrir, avant de m’avancer vers mon peuple. Les voir ainsi devant moi. Quelle fierté. Il me faudra juste vous éduquer. Puis je m’avance vers mes frères. Nous restons un instant face à face. Le visage grave. Je sens dans leur regard cette pointe d'incompréhension. De fierté.

Je baisse la tête avant de faire le dernier pas et de les prendre dans mes bras. Ma famille !  

- Enfin je vous retrouve mes frères. il s’en est passé du temps. Je m’en suis voulu de ne pas avoir été là. Et pourtant. Vous voilà de nouveau face à moi. Je prendrais le temps de vous expliquer tout ce qu’il se passe en détail. Les choses ont beaucoup évoluées… Pour l’heure…

Je me tourne vers Abaddon. Où en est-il ?

- Pour l’heure, le moment est venu d'accueillir notre nouvel Efrit.
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Yenepha

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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 20:30

Et alors … Et bien ? … Ne pleure pas mon beau. N'est-ce pas que je te l'avais dit qu'un jour nous échangerions nos places. Quoique, à bien y réfléchir... Non, moi je n'ai jamais eu le privilège de sentir mon existence se faire rayer de la liste et ce, par la main d'un Hybride qui plus est. Quelle classe.. quel style et j'admets que je n'en attendais pas autant de ta part. Mon père doit être fier que celui qui porte son nom subisse pareil sort. Vous auriez pu vous féliciter mutuellement, entre joyeux perdants. Ne pleure pas Azrothar … On ne peut rêver meilleur départ et enfin les gens auront quelque chose à raconter de toi. Je sens que pour la première fois l'Onirique ne détourne pas le regard de honte à ta vue.

Ton sacrifice... est de très loin... ton plus bel haut-fait, petit Efrit.

Le niveau du fleuve se met à monter et des corps brûlés dont les restes de chair gorgés d'eau dégoulinent commencent à s'échouer sur la rive. La surface dorée prend feu sur tout son long et les flammes rouges et bleues s’entremêlent et vocifèrent sur une bonne quinzaine de mètres en hauteur. Il fait chaud, très chaud, même pour le Rêve très peu habitué à rencontrer ces températures .. Du moins en dehors des temps où la guerre fait rage en pleines rues. Les bavardages ont cessé. La Reine et le Second se taisent et leur petit public captivé par le spectacle trépigne d'impatience, et je peux les comprendre. Moi aussi j'adore les débordements gratuits de puissance et les mises en scène aux couleurs chaudes.

Celle qui m'appelle recule prudemment de quelques pas et je crois bien humer le parfum d'une nouvelle Entité … Oh oui, est-ce toi Morterêve ? Attend moi .. Laisse moi quelques instants .. Le glouglou infernal des eaux s'accentue et chaque bulle qui éclate libère avec elle l'odeur rance d'un corps calciné. Lorsque mes yeux s'ouvrent je reste un moment submergée à me laisser bercer par ce marécage de morts .. Quasiment tous signés de ma main. Mes jambes se mettent doucement à battre et j'écarte du bout des doigts flaques graisseuses sur ma route avant de me retrouver à la surface.

Que c'est bon … Vivifiant. Regarde moi Onirique, t'y attendais-tu à celle-là … ? Je te sens réticent. Tu plisses ton regard et tu me juges sans la moindre pitié mais dans ton cœur je sais que tu soupires soulagé. Admet le. Le désert et ses parfums d'orange … Voyons voir quel héritage me laisse ton précédent fils maigrelet.

Je croise le regard des Dirigeants et … Tous sans exception baissent le visage. Il faut dire que je ne me présente pas sous mon plus sympathique aspect. Je n'ai pas encore revêtu ma forme humaine et il est toujours intimidant de voir une Efrit au féminin. Mon corps bien plus fin et gracile que mes compères reste tout de même plus effrayant, moins lourdingue à mon goût. Je me mets à balancer ma queue de gauche en droite dans de longs arcs de cercle dans mon dos. La pointe siffle, ce bruit m'avait manqué. Les runes sur mon corps brillent et mes longs cheveux roux s'animent de petites flammes.

Certains ici me connaissent très bien.. d'autres non, quelques uns étaient probablement trop jeunes et ...

- Abaddon ...
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Abaddon

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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 21:20

Douces retrouvailles à mes côtés, Eiri retrouve son bien aimé. Qu'ils sont mignons tous les deux. Enfin, je fais de mon mieux pour ne pas particulièrement y prêter attention, mais le fait qu'elle se soit retrouvée pile devant lui m'amuse un peu. Liés par le Destin, peut-être ?
Mais moi je me concentre sur ma tâche plus que conséquente: faire revenir la plus puissante Efrit que l'Onirique ai connu. Le fleuve réagit, la femme s'éveille petit à petit, l'eau bout. Je fais quelques pas en arrière en sentant les flammes monter, prudent, et continue le processus inlassablement.

En parlant de Destin.. je trouve celui-ci bien capricieux. Lors de mes premiers contacts avec Yenepha, il y a bien longtemps maintenant, je m'amusais parfois à plaisanter avec elle sur le fait que nous semblions liés par le Destin. Qu'un quelque chose d'étrange nous liait, elle et moi.. et me voilà, en tant que Morterêve, la ramenant à la vie pour la seconde fois. Voilà qui n'est pas commun. Avais-je raison sans le savoir à cette époque, ou est-ce simplement là une troublante coïncidence ?
Après quelques minutes elle s'élève finalement. Puissante, effrayante, magnifique.. comme toujours en somme. Yenepha, l'Efrit, fidèle à elle-même. Je vois à mes côtés les Dirigeants baisser le visage.. mais pas moi. Moi je réagis exactement comme la première fois où je l'ai ramenée à la vie: je garde les yeux rivés sur elle, ne pouvant détourner le regard. En l'observant un tas de souvenirs remontent à la surface, plus éclatants encore. Nos disputes, notre petit Fléau, notre méfiance mutuelle. Je vais de nouveau la contempler tout en me méfiant, m'intéresser à son immense puissance tout à la craignant.. une seule différence: désormais je la sers. Je suis le Commandant de l'Onirique, non plus un Ange Déchu, et Yenepha est au dessus de moi. Je ne suis pas à l'extérieur de ça, n'agissant que par intérêt lorsque je le veux bien, c'est finit.. argh j'ai encore un peu de mal à croire qu'elle se trouve là, juste sous mes yeux.

Son regard se pose finalement sur moi. Elle est sans doute étonnée de me voir avec ce corps, et surtout avec ce rôle de Morterêve, mais elle me reconnaît.. et le premier mot qu'elle prononce est mon nom, rien de plus. Je la regarde encore un instant avant de m'incliner, la saluant respectueusement. J'étais là en tant que Commandant après tout, il fallait conserver l'étiquette.

Yeph.. hum, Yenepha Gwendalavir.. nous sommes heureux de constater que tout s'est bien déroulé et que vous êtes de nouveau parmi nous. L'opération est donc bel et bien un succès.. bienvenue chez vous, Efrit. L'Onirique a quelque peu changé depuis votre départ, une baisse de régime mais ce n'est pas une fatalité j'en suis persuadé.

Ceci dit je pose de nouveau mes yeux sur elle en me redressant, un petit sourire à peine remarquable apparaissant alors sur mon visage malgré moi. Malgré tout, une partie de moi est vraiment heureuse de la retrouver, je crois. Il va y avoir du changement prochainement.. quoiqu'il arrive, cela sera sans doute intéressant à regarder.
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Yenepha

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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 21:55

Un petit "kss" siffle en réponse. Ses yeux se révulsent lentement tandis que sa tête penche sur le côté. En Onirique elle murmure.

- Azrothar .. Tu aurais pu me laisser quelques souvenirs avant de te sacrifier .. Imbécile. Des images désordonnées, un fil de réflexion chaotique ...

Ses deux billes dorées retombent sur Abaddon. Dans le dos de la belle, le sable se lève et se forme un siège où elle s'assied. Ses longues jambes se croisent et elle entortille le bout de ses griffes dans ses mèches bouclées.


- Les Dirigeants retournent sur leur territoire .. Embarquez vos peuples avec vous ... Je ne veux m'adresser qu'au gratin, je déteste la politique. On sait comment ça se termine à chaque fois. Je perds patience et mon adorable petit comité haut placé réduit en effectif. Faisons au plus simple. J'ai besoin d'y voir plus clair ...

Eiri adresse un petit sourire à Kursan et elle va contre son père. Les Dirigeants acquiescent en silence, rassemblent les natifs revenus d'entre les morts et tous repartent chez eux. Tous sauf la Grande Prêtresse. Elle s'avance, s'incline puis prend la parole.

- Efrit .. Permettez-moi de prendre la parole, je vais vous révéler ce qui se passe ! Certains prétendent que l'autre moitié de mon pe...eu.. rgh..


La queue de Yenepha s'est allongée et la lame acérée qui en compose le bout vient de s'enfoncer sous la mâchoire de la Dirigeante pour en ressortir par le haut du crâne. Les yeux de la prêtresse s'écarquille. L'Efrit tire tout doucement vers elle et sa proie se rapproche, forcée de marcher dans sa direction pour réduire au mieux la douleur.

Elle se lève face à l'empalée et l'observe de haut en bas avant de défaire son corsage. Les Dirigeants alertés par les gémissements plaintifs et étouffés de leur consœur s'arrêtent, mais un regard de Yenepha et ils se détournent pour continuer leur route. Méticuleusement elle la déshabille entièrement avant de retourner s'asseoir. La queue enfoncée continue de la guider, elle l'entraîne juste à ses côtés, à genoux dans le sable, et sa main gauche se pose sur son crâne.

Yenepha ... Sa respiration est nettement plus audible et ses yeux sont brillants sous l'effet d'une excitation pas même dissimulée. Elle se lèche les lèvres, satisfaite. Le torse et les cuisses de la prêtresse humiliée ne tardent pas à se couvrir du sang qui s'écoule de ses plaies, mais elle n'ose plus bouger. Pas le moindre geste. Pas même pour écarter ses mèches trempées d'hémoglobines qui se collent contre son visage.


- Nous disions...
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Abaddon

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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Lun 11 Déc - 23:03

Je secoue légèrement la tête de droite à gauche lorsque la Prêtresse s'avance. Elle sait pourtant comment Yenepha est, alors pourquoi avoir prit la parole malgré qu'elle leur ai à tous dit de s'en aller ? Je ne cille pas, ce n'est pas comme ci j'appréciais particulièrement la Dirigeante.. même si cela doit tout de même faire mal. J'hoche la tête lorsque l'Efrit me donne la parole, commençant par désigner Kursan de la main.

Avant toute chose voici mon Second, Efrit. Il prend les commandes lorsque je suis absent, ainsi il doit savoir ce qui se dit afin de pouvoir agir en conséquence. Je demande donc à ce qu'il puisse rester.

C'est tout de même bien la première fois que je lui parle de manière aussi formelle. Tant que je m'adresse à elle en tant que Commandant, je dois faire attention à mes mots, tâcher de ne rien dire de travers si je ne veux pas finir comme la Prêtresse. Je n'aime pas vraiment ça mais je m'y ferais, ce n'est pas comme si j'avais le choix.

Apparemment, elle n'a pas encore recouvré toute sa mémoire, ou plutôt celle d'Azrothar.. c'est pour cela qu'il va falloir la tenir au courant des événements. Je reprends donc, soutenant son regard le visage neutre.

Je vais rapidement vous tenir informée de la situation actuelle. Nous sommes actuellement en guerre contre l'Ordre du Renouveau, encore une fois, dirigé par Edwel Deuxlunes. C'est un humain qui a réussit à détruire les Cieux et a utilisé leurs essences pour avoir une puissance proche de celle d'un Séraphin. D'ailleurs leur Tour est très renforcée elle aussi.
Nous avons découvert qu'ils auraient passé une sorte de marché avec Ankiraj lui même et par conséquent avec l'autre moitié du peuple des Prêtres, celui qui se trouve derrière les terres couvertes par l'Efrit. Le soucis est qu'ils réussissent à créer une zone de non-droit Onirique où les Entités n'ont plus de pouvoir, et cette zone s'étend de plus en plus, bien qu'encore éloignée pour le moment. A terme ils semblent vouloir détruire l'Onirique tel que nous le connaissons, et nous avec, c'est donc une grande menace: l'un des Dieux de notre Monde est contre nous.


J'ignore si je dois entrer dans les détails ou si ces souvenirs se débloqueront déjà par eux-même avec ce résumé.. en tous cas elle assure dès le départ sa domination celle-là. Je sens qu'être sous ses ordres ne va pas être de tout repos mais soit, je m'adapterais. Ah et d'ailleurs, comment Yshrola va-t-il réagir en apprenant la nouvelle ?

Actuellement nous n'avons pas vraiment lancé d'attaque contre nos opposants, nous nous occupons de reconstruire l'Onirique, réunissant chaque peuple avec sa moitié fragmentée et pratiquant le Culte à outrance pour l'alimenter par exemple.
Il y a aussi un nouvel acteur, un rejeton de Rushu qui fait face à l'Ordre dont nous savons très peu de choses mais qui pour l'heure semble plus être une menace pour eux que pour nous...
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Kursan



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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Mar 12 Déc - 0:11

J’attend qu’Abaddon ai fini de parler. Les choses sont différentes maintenant. Plus de loisirs. Plus d’erreurs possibles. Le temps où les échecs étaient seulement punis de remontrances est révolu. Je me demande une dernière fois si le choix qui a été fait est le bon, avant de balayer mes doutes. Plus de retours en arrière possible. Je m’avance vers Yenepha et je m’incline bien bas.

- Efrit. Je suis ravi de vous voir fouler le sol Onirique. Comme l’a indiqué Abaddon, je suis le second. Je remet ma loyauté entre vos mains et je vous servirai sans limites.

Je me redresse lentement. Je ne suis pas à l’aise. Mais qui le serait à ma place ? Se retrouver ici, devant quelque chose que nous avons éveillé. Quelque chose d’ancien. Qui résonne de violence et de fureur. Une force implacable, sans faille. Presque jouissive à regarder. Le fait de me retrouver écrasé par sa puissance me donnerai presque des envies sexuelles. La force à l’état pur. Merveilleux.

Je ne regarde pas la prêtresse. La vue du sang ne m'effraie pas. Mais la savoir réduite à juste un bout de chair est terriblement excitant… Je me reprend rapidement, et je reprend :

- De ce que je sais, Edwel Deuxlunes ne sait pas encore que vous êtes revenue. Il ignore qu’Abaddon avait la possibilité de s’incarner en Morterêve. Votre retour doit normalement être inconnu aux membres de l’Ordre.

Je reprend ma respiration, choisissant mes mots avec soin. Comme l’a signifié Abaddon un peu plus tôt, un mot de trop et c’est la mort.

- Je suis à votre disposition tout entière.


Quoi qu’on avait réveillé, maintenant, la seule solution était de le suivre les yeux fermés. Aveuglément. Et de s’unir derrière elle. Bizarrement, malgré le stress ambiant, il sentait au fond de lui un espoir, perdu au milieu d’un torrent de flammes et de mort. L’Onirique allait vivre.

Comment ? Il ne savait pas. Mais il ne tomberai pas sans combattre.
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Yenepha

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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Mar 12 Déc - 1:10

Sa queue se retire dans un craquement sec. La prêtresse agrippe sa gorge pour calmer l'effusion de sang le temps de sa régénération et l'Efrit se penche pour s'entretenir avec elle d'une voix douce et dénuée de toute agressivité. Le ton est si sincère que l'on en oublierait les événements qui précèdent, remarquablement bien fait.. Pourtant ce regard de prédatrice figé ne traduit que le danger.

- Je suis heureuse que tu sois restée nous tenir compagnie, c'est très aimable de ta part prêtresse. Pourrais-tu rentrer dans ton petit camp fortifié et nous envoyer deux ou trois filles appartenant à ton peuple, je te prie ?


La Dirigeante se hâte de ramasser ses vêtements, un regard plus que noir sur Abaddon et Kursan. Visiblement elle les tient entièrement pour responsables de ce petit scénario macabre et dégradant à son encontre. Incapable encore de prononcer des mots distincts elle s'incline bien bas et part vers son territoire, le pas .. plutôt pressé. Yenepha la suit des yeux de dos, le regard songeur.

- J'ai.. envie d'aller voir cette zone qui avance vers nous.. Vous viendrez, ou pas ? Je pars sitôt les prêtresses envoyées..

Puis elle leur sourit et fait signe à Abaddon de s'avancer vers elle. Puis de se mettre à genoux. Le Commandant s'exécute.

- Je me souviens. Je t'ai offert cette nature et ce grade et te voilà Commandant aujourd'hui.. Tu en as fait de la route Abaddon .. C'est pas mal pour un ringard des Cieux ..


Elle rit doucement mais il s'agit plus d'une plaisanterie que d'une pique méprisante. Elle se penche, les bras croisés sur ses cuisses et rapproche son visage de lui.


- Tu sens bon.. J'ai l'impression .. que tu as largement gagné en énergie.

Les pupilles de l'Efrit se dilatent complètement. Un cercle noir bien plein légèrement bordé par le doré de ses iris, elle déglutit, passe sa bouche sur le cou de l'homme, l'effleure de sa langue, remonte le long de son visage et hume le parfum de ses cheveux sans ciller une seule fois. La chaleur grimpe un peu plus et le ciel se couvre de tâches d'un rouge sombre. Elle a faim .. Tellement faim si bien que l'Onirique même semble faire écho à cette pulsion qu'elle ne connaît que trop bien .. Puis elle se remet droite d'un coup et sourit.

- Tu ne me sers à rien en Entité.


Et sans plus de justifications que cela, elle plaque la paume de sa main sur la bouche du Commandant. De son autre main elle lui tient l'arrière de la tête pour s'assurer qu'il ne se retire pas sous un quelconque effet secondaire comme, la douleur ou le danger de mort. L'intérieur des joues d'Abaddon s'illumine de bleu. Un feu descend lentement le long de sa gorge et ses organes desséchés se retrouvent brutalement forcés à redémarrer. Le choc est violent. Son rythme cardiaque accélère bien au-delà des capacités d'un cœur et la pourriture en lui entre littéralement en ébullition. Le feu se met à remonter et Yenepha écarte lentement sa main de sa bouche. Dans le creux de celle-ci une flamme bleue est allumée et en elle, une petite flamme noire.

- Tu possèdes un bon niveau en être pur. Ne va pas te ridiculiser dans la catégorie des Entités. Je risque de le prendre comme un défi Abaddon. Et puis si cette zone est bien ce que tu dis ... Tu n'en serais que désavantagé.


Sous ses yeux elle avale le contenu de sa main.

- Je te préférais avec des seins cependant.


Il avait effectivement retrouvé son apparence masculine.  
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Kursan



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MessageSujet: Re: [Guerre] Onirisque et sauve qui peu.   Mar 12 Déc - 2:08

Je vois Yenepha agripper Abaddon et doucement lui extraire l’essence de la Morterêve. Vu comment ce dernier se tord de douleur, j’imagine que trop bien sa souffrance, mais je n’esquisse pas un geste. Que pourrais-je faire ? Aussi je vois doucement le corps du Commandant reprend son apparence normale. Celle que je lui connaît.
Il reste un instant à genoux le souffle court, tandis que Yenepha retire sa main de sa bouche et dévore l’entité avec un sourire ravi.

Je regarde Abaddon, avant de prendre lentement la parole, une fois certain que l’Efrit n’avais plus rien à dire.

- Pardonnez moi Efrit, mais je ne saurait venir avec vous. Mon peuple vient également d’être ressuscité. Et en ce moment mes frères tombés au combat il y a quelques temps de cela ont besoin de mes conseils pour évoluer. Une fois que les chevaucheurs seront remis de leur .. résurrection, j’effectuerai un rapide aller-retour pour prévenir les peuples extérieurs de votre retour. Puis j’irai voir les Druides, afin d’organiser avec eux certaines choses, liées au passif entre nos deux peuples ces dernières années.

Je m’incline devant elle à la fin de mon intervention. A côté de moi j’entend Abaddon se relever, difficilement, puis il prend la parole à son tour :

- Je ne pourrais pas venir non plus. Il faut que j’organise les peuples. Ces derniers viennent de retrouver beaucoup de membres, et je dois organiser la guerre auprès des peuples, mettre en route les entraînements, faire un compte des effectifs complet. Je vous ferai un rapport détaillé sur nos forces actuelles à votre retour. J’irai préparer le palais pour votre arrivée également.

Il se relève lentement, passant une main rapide sur son coeur, comme étonné de le sentir battre. Avant de s’incliner à son tour.

Yenepha nous regarde tout les deux, avant de parler.

- Bon et bien, allez-y.


Sur ce, chacun de nous part à ses occupations. A préparer la guerre pour Abaddon, et surement passer au palais pour virer cette statue démone du centre de la pièce, et s’occuper de l'engeance de l’oeuf.
Et moi, je pars vérifier que mes Chevaucheurs ne sont pas en train de foncer chez les Druides. Et il faut que je m’organise avec mes frères. Puis je dois voir Ala, et obtenir sa réponse, vu que nous avons été interrompu… Et Eiri, il faut que j’aille la voir. Nous avons beaucoup de choses à nous dire. La nuit sera courte pour tout le monde.
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