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 Je veux essayer le noir.

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Eirwen

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Date d'inscription : 06/02/2018

MessageSujet: Je veux essayer le noir.   Mar 20 Fév - 11:07




De ses origines à aujourd'hui, ma lignée maudite ne s'est jamais intéressée au démonyaque. Les sorcières Gwendalavir se sont séparées des clans qui pratiquaient la magie noire, ou la magie des marécages, et ce peu de temps après ma naissance …

Je suis l'initiatrice de cette rupture, celle qui a marqué l'évolution solitaire de ma famille.
C'était avant tout par orgueil, il m'apparaissait évident que mon potentiel ne concernait en rien les autres et leurs sortilèges. Bien que certaines croyances et rites étaient partagés, l'essence même de ce qui faisait notre magie différait en tout point. À cela peut être rajouté le fait que la magie Gwendalavir n'est pas une sorcellerie qui se communique, s'apprend et se partage auprès d'élues ou de consœurs.
Un héritage, de quoi monter les rancœurs à notre encontre, et bien entendu les éternelles jalousies.

La sorcière Gwendalavir est ainsi par définition une magicienne seule, coupée non seulement de la civilisation mais aussi de toute forme de clan ou de famille. "Une seule à la fois", elle disait.
Les démons.. qui ont pourtant toujours été très appréciées par les sorcières de tous les horizons, n'ont jamais su attirer notre intérêt.

Tournées vers des cultes plus anciens … la lignée d'illusionnistes et de manipulatrices que nous incarnons prie la lune et les rêves. Nous sommes les ancêtres du Culte des Veilleurs, qui s'est formé après mon passage dans la vie des hommes, à la différence que ceux-ci plus ouverts d'esprit ont poussé le Culte dans la direction du partage avec l'extérieur. Par extérieur j'entends qu'ils ont traversé le reflet pour rencontrer ceux qu'ils adoraient, quitte à nouer des relations et s'adapter à leurs lois..

J'ai fait mon temps et je suis morte comme une Gwendalavir se doit de périr, tuée par la main de la suivante destinée à la surpasser. Le perfectionnement est un but qui ne cesse de nous hanter. L'héritage à l'image de l'Onirique possède une volonté qui lui est propre et qui se veut nous servir de guide. L'incarnation psychique de notre malédiction, dans un sens. Poussées à nous reproduire quand le pouvoir stagne, à céder la place si cela peut profiter à notre nom. Un nom qui petit à petit à force de démonstrations sanglantes... est devenu plus communément appelé le Fléau.

Nous n'avions déjà que très peu d'identité qui nous était propre, je veux dire, une identité en tant qu'individue. En tant que femme. La sans-visage … la masquée, la carcasse vide, mes filles et moi collectionnons des surnoms qui peut-être sont plus appropriés que nos prénoms donnés par l'amour simulé d'une mère qui se sait sur le point d'être assassinée. Si à ce triste phénomène de non ressenti s'ajoute une réputation qui englobe notre héritage …

Je suis revenue et je le vois bien, Gwendalavir a marqué les esprits. Les esprits des hommes mais aussi de leurs homonymes parfaits les êtres oniriques. La peur, la méfiance et la crainte sont des saveurs que je ne connais que trop bien et sentir leurs parfums n'éveille pas chez moi les appétits habituels que mes descendantes semblent pourtant avoir adoré. Peut-être est-ce parce que je suis trop vieille ? L'ennui est constant.

Je me fixe des objectifs et je réalise ces derniers sans difficulté. Ma magie est puissante et elle s'accorde avec plaisir et aise avec mon intelligence, comme des retrouvailles après de longues générations engluées dans une faim trop importante. Le psychique est capable de se changer en énergie, Yenepha et Mirye en sont la preuve et la sorcellerie prend fin lorsque le puissance pure vient la remplacer. L'héritage pourtant reste le même, le nom aussi.


Si je suis revenue ce n'est pas pour accomplir des banalités. Manger des sentiments dont les saveurs éphémères ne ravivent que des souvenirs le temps d'un battement de cils. Disperser des artefacts pour parier sur les comportements humains. Les berner, les piéger, les aimer, les dévorer, être adorée détestée persécutée … Le monde des hommes et du rêve sont des sentiers battus. Les Dieux ne m'intéressent pas et je passe mon tour pour la question des Hybrides … que reste t-il ? Quelques relations délicates, des conversations parfois en effet mouvementées et du sexe plus qu'appréciable sur le sol d'une Demeure Astrale dans les bras d'une Entité... Et une partie égarée de ce qui devrait me revenir de droit, et que je compte bien récupérer.

Ce sont effectivement des petits plaisirs que je ne compte pas perdre. Mais ... L'héritage apparemment ne peut plus se contenter de paisiblement rester dans son voile de solitude à terroriser les enfants dans les forêts …

Je ne tiens pas en place.

Mes manipulations se multiplient, est-ce que mon pouvoir grandit ? Est-ce que la lignée en se poursuivant a gagné en ampleur ? Suis-je considérée comme la dernière, ou comme la première ?

Il ne me fallait que rattraper des années et des années de savoir et en absorbant les archives de l'Ordre du Renouveau je suis capable de contempler la connaissance afin de l'ajouter à mes équations et scénarios et il faut bien l'avouer, à partir de là … J'ai la sensation d'être l'être le plus puissant. Ce n'est pas un titre dont je tire la moindre satisfaction, et savoir que je pourrais tout faire, tout obtenir, tout contrôler … ça ne m'excite pas plus que ça.

Entretenir l'image du Fléau déjà bien développée, ce n'est pas un challenge. Je ne veux pas être ce qu'elles ont déjà été.

En revanche dans ces archives j'ai pu enfin voir et caresser le Monde du noir complet … Les Démons. Alors je me demande, et si mes filles s'étaient dirigées là-bas plutôt que d'emprunter le chemin le plus simple et perdre notre psychique au profit de l'énergie ? Passer d'un reflet à l'autre c'est une chose, et je connais à présent le reflet d'une Gwendalavir. Passer d'un Monde à l'autre en revanche, ça nous n'avons pas encore fait.

J'apprends la sorcellerie de mes sœurs … celle sur laquelle nous avons toujours craché notre mépris. Je me plonge dans des grimoires et chuchote le soir des mots que mon héritage déteste. J'apprends vite, très vite et je suis douée, peu importe le domaine. Les pactes, les sacrifices, la chair le sang et les os … serments à Rushu, promesses aux Princes, sexe à outrance, douleur et amour du néant, à première vue le Monde des démons est très ressemblant de celui de l'Onirique et l'image d'une Gwendalavir au sang noir me paraît presque identique à la Gwendalavir au sang d'or.



Je leur parle ...
Je mange à leur table ...
Je crois bien que le Serpent commence à plus qu'apprécier ma compagnie et il est plaisant d'enfoncer mes doigts dans des esprits plus primaires et complexes à la fois que ceux des hommes. Des masques nouveaux ... sensations plus épicées.

Mais une seule question m'intéresse. Est-ce que le psychique sera en mesure de rester psychique ? Est-ce que mes émotions … resteront figées … alors que celles de Yenepha là-bas ont su se développer, bien qu'instables … Est-ce que je vais gagner, ou perdre en efficacité.


Dans ma Tour d'illusion je me mets à sourire et je tourne mon regard vers les cages entassées où les corps immobilisés se taisent et me fixent dans l'horreur.

Un jeune iop déglutit ...
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